Quelle est la différence entre les différents types de chasse et l’arme utilisée? Pourquoi penche-t-on pour l’arbalète, plutôt que la carabine ou l’arc?

Prenons par exemple les statistiques de chasse du cerf de Virginie dans la zone 15 ouest (celle du Mekoos), pour la saison 2016. Sur 44 bêtes tuées, 40 l’ont été à la carabine, 3 à l’arbalète et un seul à l’arc.

Sur l’ensemble du Québec, un total de 52 842 chevreuils femelles, mâles et veaux ont été récoltés. De ce nombre, la carabine a été l’arme privilégiée pour 29 483 bêtes. La chasse à l’arc a permis de récolter 886 chevreuils alors que du côté des chasseurs à l’arbalète, 11 403 bêtes ont été tuées. À cela, ajoutons les 2 407 chevreuils récoltés au fusil et les 8 663 à l’ABC (arme à chargement par la bouche).

La carabine, la favorite des chasseurs québécois

De loin, la chasse à la carabine demeure la préférée, que ce soit pour traquer le chevreuil, l’orignal ou l’ours.

L’arbalète gagne du terrain

Ils sont cependant de plus en plus nombreux, les adeptes qui se tournent vers la chasse à l’arbalète. La technique étant complètement différente de la chasse à l’arc ou à la carabine, quelques informations de base s’imposent, concernant notamment la distance de tir et le choix des pointes. Le site Les Pourvoiries du Québec a par ailleurs un bon dossier sur le sujet, qui contient entre autres ces infos de base :

  • Distance maximal : tout comme pour la chasse à l’arc, la distance recommandée est de 100 pieds.
  • Types de pointe : les pointes utilisées doivent être choisies en fonction de l’arme. Il est donc recommandé de consulter le guide du fabricant, ceci tout autant pour assurer la sécurité du chasseur que pour augmenter les chances de récolte.

L’avantage de l’arbalète

Les chasseurs qui optent pour l’arbalète s’entendent tous sur un point : il s’agit d’une arme qui offre une précision hautement supérieure à l’arc. Pour qui désire une chasse plutôt traditionnelle, ce choix peut vous avantager grandement, vous donner une bonne longueur d’avance sur l’ours, l’orignal ou le cerf de Virginie convoité!

Le registre des armes à feu : des chasseurs mécontents

Est-ce que la loi sur l’inscription des armes à feu peut inciter les chasseurs réticents à ranger la carabine et à utiliser l’arbalète? Seul l’avenir nous le dira!

Quoi qu’il en soit, « Malgré l’entrée en vigueur du registre des armes à feu, à peine 24 % des propriétaires d’un nombre estimé à 1,6 million de carabines et de fusils de chasse se sont pliés aux nouvelles exigences », peut-lire dans l’article du journal Le Devoir intitulé En beau fusil.

Un débat qui est loin d’être terminé…